Les temples de Douch dans l'oasis de Khargha

Le nom antique de l'actuelle Douch (Dush en Anglais) était Kysis.

Le campement de la mission de l'IFAO et le temple de briques en arrière plan. 
A 2 kilomètres de Douch, l'IFAO fouille aussi le site de Manawir. 
Des constructions d'irrigation d'origine asiatique, les "qanâts", y ont été installées  à l'époque perse.
A Manawir ont aussi été trouvées récemment des traces d'un temple de même époque.
Des "yardangs".
Ce sont d'étranges formations sculptées par les vents dominants. 
Alors que le reste disparaissait, la présence de matériaux plus solides, des pierres mais aussi du sable solidifié, des débris de poterie, des squelettes d'animaux leur ont permis de résister à l'érosion. 
Les ruines d'un village d'à peu près 5000 habitants. 
Les habitations visibles datent du 4ème siècle après Jesus Christ.
Les habitations ptolémaiques sont peut-être en dessous.
Ces ruines sont entourées par 2 temples respectivement appelés le temple de pierres et le temple de briques.
Au fond, on admire le temple de pierres. 
En se retournant, voici le temple de briques. 
C'est un temple typique des oasis, avec ses voûtes et son décor stuqué (dont il ne reste pas grand chose). 
Sa découverte par Frédéric Cailliaud date du début du 19ème siècle.
Il a été dégagé par l'IFAO dans les années 1980.
Il est difficile à dater.
Le sol est complètement couvert de tessons de poterie. Il est permis de marcher dessus mais pas d'en emporter... 
L'enfilade des pièces.
Le trou au fond du sanctuaire provient d'un effondrement accidentel. 
A cette place devait se trouver une niche.
 
Passons maintenant au temple de pierres.
Enceinte en briques entourant le temple de pierres. 
Vous suivez toujours ;-) ?
La voie processionnelle, fin du 1er siècle. 
Un débarcadère (tout symbolique) amène au temple.
Premier pylône, l'inscription en grec dédie ce temple à l'empereur, de la part des habitants de Douch.
Au revers de ce pylône, une inscription en rouge constitue un hymne à Isis, avec des formules directement empruntées à Homère. 
Dans la première cour se trouvent des restes de colonnes, des chapiteaux, posés sur le sol.
Le revers du deuxième pylône a gardé une partie de sa polychromie.
Depuis le toit, vue sur les deux pylônes. 
On voit aussi un bout des murs bahuts et du linteau brisé délimitant une petite cour précédant la salle hypostyle.
La salle hypostyle.
Au fond, le sanctuaire est constitué de 2 salles. Dans la première se trouve une sorte de piedestal. Un reposoir à barque ? A priori non, on ne connait pas de processions de barques dans les oasis.
Au fond du sanctuaire, la lumière passe par une ouverture.
L'arrière du temple montre que cette anfractuosité n'était pas prévue au départ : Le trou coupe un texte hiéroglyphique.
Peut-être pour un oracle apparu très tardivement (3/4ème siècle).
La reine agite les sistres devant Osiris représenté vivant ? Cela ne correspond pas à la description du Porter and Moss.
La cour a été aménagée en chapelle, avec du stuc. 
Domitien offre de l'encens à Harsiesis.
Des miroirs (ou des vases à vin) pour Amon ? 
Une prière pour Isis.
Bizarre, le temple n'est pas au milieu de l'enceinte. 
Après la désaffection du temple, l'endroit fut réutilisé comme forteresse.
On voit des logements de soldats datant du 4ème siècle. 

Références


"Porter and Moss" numéro 7.

 
 
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